Suivez-nous
Choisir ce modèle Voir le catalogue
Diaporama

Un héritier ou un ex-conjoint refuse de vendre une maison indivise : quelles solutions ?

Auteur : Maître Alexis MERLIN
Publié le : 27/10/2026 27 octobre oct. 10 2026

Une maison héritée à plusieurs, un immeuble acheté en couple ou un bien conservé après une séparation peuvent rester longtemps en indivision. La vente est envisagée par une partie des propriétaires, mais l’un d’eux refuse de signer. Ce blocage peut provoquer des tensions financières et personnelles : charges, taxe foncière, emprunt, entretien ou occupation du bien.

Il existe différentes solutions juridiques, mais aucune procédure unique ne permet de contraindre automatiquement un indivisaire à signer une vente. Tout dépend notamment des quotes-parts, de l’état de la propriété, de la situation des intéressés et de l’objectif poursuivi.

La vente amiable : la voie la plus simple lorsque l’accord est possible

Lorsque tous les indivisaires se mettent d’accord sur le principe et les conditions de vente du bien entier, l’opération peut être organisée avec le notaire. Les désaccords sur le prix, les frais, l’occupation ou la répartition du produit peuvent toutefois nécessiter une négociation préalable.

Faire autoriser un acte malgré le refus d’un indivisaire

L’article 815-5 du Code civil envisage, sous conditions, l’autorisation judiciaire d’un acte lorsqu’un refus met en péril l’intérêt commun. Cette voie suppose davantage qu’une simple divergence d’opinion sur l’opportunité de vendre : les circonstances doivent être analysées et justifiées.

La procédure fondée sur les deux tiers des droits indivis

L’article 815-5-1 du Code civil prévoit un mécanisme particulier lorsque les indivisaires demandeurs détiennent au moins deux tiers des droits, sous réserve de ses conditions et exceptions. Une intervention notariale et des formalités spécifiques sont notamment prévues avant l’éventuelle saisine judiciaire.

Le partage judiciaire et la licitation

Lorsque le maintien de l’indivision n’est plus souhaité, une action en partage peut être envisagée. Selon la nature des biens et la possibilité d’un partage en nature, la procédure peut conduire à d’autres modalités, dont une vente par licitation. Cette issue dépend de la situation patrimoniale et de la décision judiciaire, elle n’est pas automatique.

Que vérifier avant d’engager une procédure ?

Il est utile de rassembler le titre de propriété, l’origine de l’indivision, la répartition des droits, les courriers échangés, les évaluations du bien, la situation des prêts et charges, les justificatifs de travaux et les informations sur l’éventuelle occupation du logement. Ces éléments permettent de déterminer si une solution négociée est possible et, à défaut, sur quelle procédure fonder une demande.

Une analyse adaptée à chaque indivision

Le Cabinet ALTURA intervient dans les liquidations et partages après divorce, les successions et les différends entre indivisaires. Il peut examiner les solutions de vente ou de sortie d’indivision et accompagner les échanges notariaux ou la procédure judiciaire. Contact : 03 21 57 69 55 — contact@cabinet-altura.fr.

Historique

<< < 1 > >>
Navigateur non pris en charge

Le navigateur Internet Explorer que vous utilisez actuellement ne permet pas d'afficher ce site web correctement.

Nous vous conseillons de télécharger et d'utiliser un navigateur plus récent et sûr tel que Google Chrome, Microsoft Edge, Mozilla Firefox, ou Safari (pour Mac) par exemple.
OK